Une plateforme de gestion des rotations avion, pensée pour l’escale
Une escale tient ses horaires quand chacun sait, au bon moment, ce qui se passe ailleurs. C’est rarement le cas : l’enregistrement, les bagages, le matériel et l’avion se suivent chacun dans leur outil, avec leurs propres écrans et leurs propres équipes.
Turnpilot est une plateforme de gestion des rotations avion qui part du vol, pas de l’outil. Pour chaque rotation, elle réunit passagers, bagages, matériel et avion dans une seule vue. Autour de cette vue, quatre usages.
Voir : chaque vol, en temps réel
La vue station montre tous les vols à venir de l’escale, chacun avec son état d’avancement et son niveau de risque pour l’heure de départ. On peut la trier par risque ou par horaire, et ouvrir n’importe quel vol pour en voir la chronologie détaillée : ce qui est fait, ce qui est en cours, ce qui manque.
La même vue sert au directeur d’escale qui veut savoir si sa vague du matin tient, au superviseur qui doit arbitrer entre deux postes, et au chef d’équipe bagages qui veut savoir si ses chariots sont partis. Chacun regarde le même vol ; chacun y trouve ce qui le concerne.
Le détail par vol est décrit sur la page pilotage des rotations ; la position des engins et des chariots, sur la page carte de l’apron et engins.
Anticiper : traiter le retard pendant qu’il est encore évitable
Un retard imputable au handling se voit rarement d’un coup. Il s’installe : quelques minutes perdues ici, un engin attendu là. Turnpilot signale ces situations pendant qu’il reste du temps pour agir, et les classe par impact sur l’heure de départ. Le superviseur traite d’abord ce qui coûte le plus.
Chaque alerte dit pourquoi elle apparaît, sur quel vol, et propose une action. Le système propose, l’humain décide : accepter, refuser, reporter. Tout est journalisé, ce qui permet de revoir la journée après coup.
Pour l’aéroport, cette anticipation a un prolongement direct : un TOBT mieux informé, mis à jour par le handler plus tôt, échangé avec le processus A-CDM. Notre article le TOBT, une promesse du handler détaille cet enjeu.
Guider : le bon geste, à la bonne équipe
Une décision prise au poste de pilotage ne vaut que si elle arrive sur le terrain. Quand le superviseur accepte une action, la tâche part directement vers l’agent ou l’équipe concernée, sur son terminal.
L’application terrain montre une tâche à la fois : le vol, le poste, le geste attendu. Elle est conçue pour l’apron : gants, soleil, bruit, pluie, réseau absent. Elle parle le vocabulaire IGOM et s’appuie sur des pictogrammes, pour des équipes souvent multilingues.
Le superviseur voit toute la file ; l’agent voit son prochain geste. Cette séparation est volontaire : elle évite de noyer le terrain sous un tableau de bord, et elle garde la décision là où se trouve la vision d’ensemble.
Prouver : la chaîne des faits, vol par vol
Après le départ, la question change : que s’est-il passé, et qui en porte la responsabilité ? Chaque étape du vol est horodatée et porte sa provenance. Les codes retard IATA imputés au handling peuvent être confrontés à cette chronologie, puis acceptés ou contestés sur des faits.
Ces éléments alimentent le module SLA et retards, qui exporte les preuves vers la facturation et les litiges, et le portail compagnie, où chaque compagnie consulte ses vols. Là où les outils existants ne regardent pas, les caméras et preuves ajoutent des images horodatées qui appartiennent à l’exploitant.
Au-dessus des systèmes en place, jamais à leur place
Turnpilot ne remplace ni le DCS, ni le système de rapprochement bagages, ni le planning des équipes, ni la facturation. Il s’ajoute aux systèmes en place sans les remplacer et les lit. Vos équipes gardent leurs outils et leurs habitudes ; elles gagnent une vue commune.
Trois conséquences pratiques :
- Pas de double saisie. L’application terrain ne demande que ce que les systèmes en place ne savent pas déjà.
- Pas de nouveau terminal. Elle fonctionne sur les smartphones et tablettes déjà déployés sur l’escale.
- Vos données restent les vôtres. Ce que produit votre escale vous appartient ; voir sécurité et données.
Une même plateforme pour chaque escale
Une société d’assistance opère souvent plusieurs escales, chacune avec ses habitudes et ses tableurs. Turnpilot applique les mêmes indicateurs de délai partout : la direction compare les escales sur une base commune et identifie où les retards imputables se concentrent.
Selon votre métier, la plateforme se lit différemment : pour les sociétés d’assistance en escale, pour les aéroports, pour les compagnies aériennes.